FORMATION

Samira Garioub
Tél : 05 34 60 30 56
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Viviane Bidou-Houbaine
Tél : 05 34 60 30 59
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   PROCHAINE SESSION 
Toulouse : du 09/10/2017 au 30/03/2018
→ Télécharger la plaquette et la fiche d'inscription

 

 

 

La médiation sociale et interculturelle : de quoi parle-t-on ?
Rôle et positionnement du médiateur.

 Définition de la médiation 

« La médiation sociale est définie comme un processus de création et de réparation du lien social et de règlement des conflits de la vie quotidienne, dans lequel un tiers impartial et indépendant tente, à travers l’organisation d’échanges entre les personnes ou les institutions, de les aider à améliorer une relation ou de régler un conflit qui les oppose»

(définition européenne  établie en 2000, par 43 experts de 12 pays européens).

C’est n’est pas de l’arbitrage, ni une négociation ni un jugement. C’est un processus communicationnel. La médiation introduit la notion du tiers facilitateur de communication. 

La médiation  est un processus créateur par lequel on passe d’un terme initial à un terme final. Cette définition implique l’idée d’une transformation, donc d’un processus dynamique actif, à rapprocher du sens chimique.

Principe du gagnant/gagnant. Il n’y a pas celui qui a tort et celui qui a raison.
Charte de référence de la médiation sociale


 Objectifs de la formation "Médiation sociale et interculturelle"

 proposée par Cofrimi 

  • Acquérir la technique de la médiation afin de :
    • de faciliter la communication entre deux parties et prévenir une situation de conflit,
    • gérer un dysfonctionnement ou un conflit entre deux parties.
  • Aider à la structuration et au développement de cette pratique.

 Fonctions de la médiation : 

Établir ou rétablir une communication qui s’est rompue

 Gérer un conflit.

Selon J-F Six il faut distinguer 2 catégories de médiation :

 La médiation institutionnelle qui fait référence aux médiateurs nommés d’en haut (médiateur de la république), les médiateurs nommés au sein des entreprises pour régler des litiges avec la clientèle, les médiateurs pénaux. Ces médiateurs sont investis d’un pouvoir institutionnel. Ce sont des experts formés sur un problème précis auquel ils ont à répondre.

 La médiation citoyenne  qui fait appel à des médiateurs venant principalement du milieu associatif.  


 Les préalables à la médiation 

  • Reconnaître qu’on a affaire à un conflit de valeurs et non à des comportements « anormaux » qu’il faudrait modifier ou interdire
  • Les deux parties sont à égalité
  • L’indépendance du médiateur
  • Une reconnaissance du rôle de médiateur par les 2 parties
  • Un non pouvoir
  • Neutralité, non jugement, impartialité.


 Les étapes de la médiation 

 Le principe de la médiation doit être accepté par les 2 parties.

 Le médiateur  voit les personnes séparément. Cette rencontre permet l’expression libre et émotionnelle des parties. La médiation accueille le désordre.

 Le médiateur aide ensuite chaque partie à analyser la situation de manière un peu plus distante.

 Le médiateur fait se rencontrer les parties et va permettre que chacun s’écoute et comprenne les ressentis de l’autre. Par l’écoute,  la reformulation, la vérification, la précision des mots, le non jugement,  la distribution de la parole, …

Phase de la négociation où le médiateur amène les 2 parties à trouver par eux-mêmes  des solutions, un compromis.

La médiation interculturelle :
L’objectif de la médiation interculturelle est de développer et d’améliorer la communication interculturelle entre le professionnel et l’usager, et de manière plus générale, entre deux personnes de cultures différentes.

La médiation interculturelle est un processus de co-construction : l'intervenant et le bénéficiaire, par le dialogue et l'échange, recherchent un minimum d'accord, un compromis où chacun se voit respecté dans son identité, dans ses valeurs de base tout en se rapprochant de l'autre ; ce rapprochement doit se faire des deux côtés. C'est un rapprochement réciproque pour aboutir à un compromis acceptable pour tous, qui permet, d'une part, d'éviter l'imposition aveugle de règles et de prévenir l'exclusion et la marginalisation, le conflit, l’incompréhension, la rupture et d'autre part, de respecter et de prendre en compte l’identité des deux parties. Le médiateur  est là pour permettre  ce processus de recherche d'un espace commun, pour éviter la violence symbolique où l'un impose ses normes et valeurs à l'autre.

Son rôle est celui d’un passeur.  Il est celui qui permet que l’un explique à l’autre et vis versa, il est là pour donner du sens, pour faciliter la compréhension entre les deux parties, pour  dissiper les malentendus.

 Ces malentendus ont 2 causes : 

  • Des systèmes de codes et valeurs culturels différents,
  • Une différence de statut entre professionnels et usagers (dominant/dominé). Cette différence de statut s’accompagne de représentations négatives. Le rôle du médiateur est de modifier ces représentations.

Pour que la communication se développe, il faut passer de l’affrontement identitaire à la négociation des identités.

 La médiation implique la compétence interculturelle à savoir : 

  • la décentration,
  • la capacité à s’ouvrir à l’autre c'est-à-dire comprendre ce qui donne sens et valeur à l’autre à travers sa culture, son exil, son acculturation, sa situation sociale.
  • La capacité  à faire entrer les deux parties dans une négociation.

Viviane BIDOU-HOUBAINE, COFRIMI.

Délégation Interministérielle à la Ville. Charte de référence de la médiation sociale. Octobre 2001.

Professionnaliser les médiateurs sociaux par la validation des acquis de l’expérience (VAE). Plaquette du Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement.